Premier avis consultatif du Comité de justice transitionnelle, 15 mai 2026

Mes chers compatriotes,
En ces jours où vous vous dressez avec tant de courage contre le régime qui occupe l'Iran, ce système haï et isolé continue de porter atteinte à la vie et aux biens du peuple, afin de retarder un peu plus sa chute certaine. Dans de telles circonstances, je considère qu'il est de mon devoir de dresser une image plus claire de la justice dans l'Iran de demain pour ceux qui collaborent avec les criminels.
À cette fin, j'ai demandé au « Comité chargé de rédiger les règles de la justice transitionnelle pour l'Iran » de rendre son avis consultatif sur deux questions importantes : premièrement, la responsabilité pénale de ceux qui collaborent avec les structures répressives de la République islamique ; et deuxièmement, la confiscation des biens des manifestants et de leurs familles.
Le comité a désormais rendu son premier avis consultatif, et son message est clair : ces actes ne sont pas des formes de coopération simples ou insignifiantes ; ils constituent au contraire une « complicité de crime contre l'humanité ». Aucune fonction, aucun ordre et aucune excuse ne peuvent effacer la responsabilité pénale d'un individu. Par conséquent, quiconque collabore sciemment et de plein gré avec les structures répressives du régime, à l'intérieur comme à l'extérieur de l'Iran, doit savoir qu'il s'exposera à une responsabilité pénale :
que cette collaboration prenne la forme de dénonciation ou de délation ;
qu'elle prenne la forme d'une participation aux points de contrôle ;
qu'elle prenne la forme du recours à des enfants et à des adolescents dans la répression des manifestants ;
ou qu'elle prenne la forme de l'acquisition, du transfert ou de l'achat et de la vente de biens confisqués aux manifestants et à leurs familles durant la répression.
Ainsi, non seulement ceux qui jouent un rôle dans l'ordre, l'exécution ou la facilitation de ces confiscations seront tenus pour responsables, mais ceux qui, sciemment et de plein gré, achètent et vendent ces biens devront aussi en répondre. Cette responsabilité inclut également l'usage de leurs biens ou de leurs avoirs pour réparer le préjudice infligé aux propriétaires légitimes.
Je mets donc en garde tous ceux qui cherchent aujourd'hui à collaborer avec l'appareil de répression du régime : avant de commettre tout acte portant atteinte à la vie, aux biens ou à la place sociale du peuple d'Iran, pensez à votre propre avenir et à celui de votre famille. Pensez au jour où l'Iran sera libre ; au jour où la vérité ne restera pas cachée ; au jour où les noms seront révélés au grand jour ; au jour où aucun agresseur ni aucun criminel ne sera à l'abri de devoir rendre des comptes devant la loi.
Ce jour-là, la nation iranienne aura un gouvernement qui honore les droits des Iraniens et fait de l'Iran une terre libre et florissante.
Vive l'Iran,
Reza Pahlavi