Message : 120e anniversaire du décret constitutionnel, 5 août 2026
Mes chers compatriotes,
Aujourd'hui, l'anniversaire de la signature du décret constitutionnel, le 14 amordad 1285 (5 août 1906), nous rappelle l'un des plus grands mouvements de l'histoire contemporaine de l'Iran — un mouvement né de la pensée et des efforts, longs de plusieurs décennies, de patriotes qui souffraient du retard et du désordre de l'Iran sous le règne des Qajars.
L'idéal constitutionnel reposait sur trois principes fondamentaux :
la primauté du droit ;
la souveraineté nationale et la volonté du peuple ;
et le progrès et l'avancement de l'Iran.
Les constitutionnalistes avaient bien compris que sans loi, sans justice moderne et sans ordre économique, l'indépendance et le progrès du pays ne seraient pas possibles. Les mots d'Abolhassan Khan Pirnia, député de Téhéran lors de la séance du 15 shahrivar 1286 du premier Majlis, résument peut-être le mieux ce qu'ils réclamaient :
« Les Iraniens sont à bout de forces ; nous avons besoin de deux choses : des finances et une justice. »
Le livre « Un seul mot » de Mirza Yusef Khan Mostashar od-Dowleh rappelait cette même vérité : le secret du progrès d'un pays tient en un seul mot — la loi.
Mais ce combat s'est heurté à la résistance de ceux qui défendaient le pouvoir religieux et plaçaient l'autorité de la charia et des clercs au-dessus de la loi et de la souveraineté nationale. Ce courant de pensée a fini, des décennies plus tard, par gouverner l'Iran sous la forme de la République islamique et du velayat-e faqih. Il est regrettable qu'aujourd'hui encore certains courants politiques, sous des apparences différentes, s'opposent toujours au principe de la souveraineté du peuple et à la reconnaissance du vote populaire comme autorité ultime pour déterminer le futur système politique de l'Iran.
Bien que les troubles des dernières années du règne qajar et l'obstruction des adversaires de la Constitution aient empêché la pleine réalisation des idéaux de ce mouvement, une part importante de ces idéaux a été réalisée et mise en œuvre sous le règne des deux rois Pahlavi — notamment la création d'une justice moderne, la construction du chemin de fer transiranien, la modernisation de l'armée, la sécurisation du pays, la fondation de la Banque nationale, l'organisation des affaires économiques et financières et la création d'autres institutions fondamentales du développement.
Aujourd'hui, honorer la Révolution constitutionnelle signifie affirmer la primauté du droit, le vote et la volonté de la nation, la séparation complète de la religion et de l'État, et le retour de l'Iran sur la voie du progrès et de la civilisation.
C'est sur cette base que mon programme pour conduire l'Iran durant la période de transition met l'accent sur la tenue d'élections libres, la souveraineté du vote de la nation, la formation d'une Assemblée constituante pour déterminer l'avenir du pays, et la création des conditions de prospérité et de bien-être pour tous les Iraniens.
Que l'anniversaire de la promulgation du décret constitutionnel soit honoré, et que la mémoire de tous ceux qui ont œuvré pour la liberté, la loi et le progrès de l'Iran demeure éternelle.