Déclaration officielle
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Message : six mois depuis le soulèvement des 8 et 9 janvier, 9 juillet 2026

Message : six mois depuis le soulèvement des 8 et 9 janvier, 9 juillet 2026

Il y a six mois, cette nuit même, Téhéran a plongé dans l'obscurité. Tout l'Iran a plongé dans l'obscurité. Et dans cette obscurité, des millions d'Iraniens sont malgré tout sortis de chez eux.

Les 8 et 9 janvier n'ont pas été seulement deux nuits de protestation. Ce furent les nuits où le silence de l'Iran s'est brisé. Des millions de personnes sont descendues dans les rues, ont empli les places, sont montées sur les toits — mais le régime leur a répondu par des balles. Des dizaines de milliers de mes compatriotes ont été tués en ces quarante-huit heures. Des dizaines de milliers d'autres ont depuis été arrêtés, torturés et condamnés à mort.

Ils sont sortis, déterminés et courageux. Je pense à eux chaque jour. En ces deux nuits, j'ai perdu des compatriotes que je ne rencontrerai jamais. Je n'entends pas une statistique lorsque j'entends le nombre 40 000. Je vois un fils qui n'est pas rentré auprès de sa mère. Une fille qui ne s'assiéra plus jamais à la table de sa famille. Je pense à chacun d'eux comme je penserais à mon propre enfant, mon propre frère, ma propre sœur. Je porte le poids de chacun de ces noms. Mais les familles des victimes que je rencontre, semaine après semaine, raffermissent la volonté de notre nation de poursuivre. Leurs enfants ne sont pas morts en vain. Ils sont morts pour la liberté, et ils sont morts avec fierté.

L'histoire se souviendra de ce que ces femmes et ces hommes ont accompli ; je m'en assurerai. Comme la résistance qui s'est dressée contre la tyrannie dans l'Europe occupée, et comme les révolutionnaires qui ont combattu pour la liberté en Amérique. Mais leur bravoure était d'une nature particulière. Ils n'avaient pas d'armée, pas de couverture aérienne, rien d'autre que la foi en ce pour quoi ils se dressaient. Ils se sont dressés malgré tout. Une nation unie choisissant d'affronter ensemble les balles plutôt que de vivre un jour de plus dans la peur. Les femmes et les hommes des 8 et 9 janvier resteront dans l'histoire de l'Iran comme la plus grande génération, celle qui a préféré mourir libre et debout plutôt que de vivre à genoux, dans la soumission.

À la communauté internationale, je demande ceci : ne laissez pas une table de négociation à Genève ou à Islamabad effacer ce qui s'est passé dans les rues de Téhéran, de Machhad et de Kermanshah. Ils sont morts pour la liberté. Et lorsqu'ils seront libres, le détroit d'Ormuz s'ouvrira. La menace nucléaire prendra fin. Et nous connaîtrons une paix véritable.

J'ai dit à mes compatriotes : ce que vous avez accompli les 8 et 9 janvier ne peut être défait. Ensemble, nous reconquerrons la place qui revient de droit à notre pays dans le monde, notre dignité nationale, et nous honorerons la vie de nos héros. Le moment est venu de faire le point, de nous regrouper et de nous consacrer de nouveau à la victoire.

Nous honorons les disparus en achevant ce qu'ils ont commencé. Un Iran libre n'est plus une question d'espoir. C'est une certitude.

Et sachez que mes courageux compatriotes ne se battent pas seulement pour leur propre libération, mais aussi pour la paix et la stabilité du monde.