Déclaration officielle
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Message : Les droits de l'Iran dans la mer Caspienne, 6 août 2026

حقوق ایران در دریای کاسپین قابل معامله نیست — Iran’s rights in the Caspian Sea are not negotiable

Dans un état de grave faiblesse structurelle et de crise de légitimité, la République islamique entend faire avancer et mettre en œuvre la « Convention sur le statut juridique de la mer Caspienne » (Convention d'Aktaou). Cette démarche du régime — sans l'appui de la volonté de la nation iranienne et sans garantie claire et complète des droits historiques du pays — constitue un acte profondément préoccupant et une menace sérieuse pour les intérêts nationaux de l'Iran.

En vertu des traités de 1921 et 1940 entre l'Iran et l'Union soviétique, le régime juridique de la mer Caspienne reposait sur les droits partagés des deux parties et sur le principe de l'accord mutuel et des intérêts communs.

Après l'effondrement de l'Union soviétique, les États nouvellement indépendants ont affirmé, dans la Déclaration d'Alma-Ata (décembre 1991), leur adhésion aux traités de l'ex-Union soviétique et garanti que les obligations internationales découlant de ses accords et pactes seraient honorées par les États successeurs.

Sur cette base, tout changement fondamental du statut juridique de cette étendue d'eau stratégique doit se faire avec l'accord conjoint de tous les États riverains et dans le plein respect des droits de l'Iran.

La Convention d'Aktaou prévoit cependant la possibilité d'accords bilatéraux et multilatéraux entre États riverains sur des portions du fond et du sous-sol de la mer Caspienne — des portions qui faisaient auparavant partie des eaux communes de l'Iran et de l'Union soviétique.

Il s'agit d'un précédent dangereux qui contourne le principe du consensus de tous les États riverains, affaiblissant de fait la position historique de l'Iran et réduisant le rôle du pays dans la détermination du destin de la mer Caspienne.

Depuis la signature de la Convention d'Aktaou en 2018, j'ai averti à maintes reprises que « les intérêts nationaux ne peuvent être défendus depuis une position de faiblesse ». J'avais alors également souligné que la cabale criminelle de la République islamique sacrifie les intérêts de la nation iranienne et de la patrie à sa propre survie et que, en politique étrangère, elle cède, depuis une position de faiblesse, à des concessions répétées.

Ma position sur le processus actuel demeure inchangée : je considère la tentative de la République islamique de ratifier cette convention comme un acte contraire aux intérêts nationaux de l'Iran.

Aucune décision concernant les ressources, les frontières et les droits de l'Iran dans cette étendue d'eau n'aura de légitimité sans le consentement et la participation véritables de la nation iranienne. Les droits de l'Iran dans la mer Caspienne ne sauraient être négociés ni abandonnés. Toute action visant à porter atteinte à ces droits sera inscrite dans la mémoire historique de la nation iranienne, et ceux qui prennent de telles décisions devront répondre de leurs actes devant le peuple iranien.

Payandeh Iran