Le vendredi 24 octobre 2025 (2 Aban 1404 / 2584), un rassemblement commémoratif en l’honneur de Cyrus le Grand s’est tenu à Toronto, avec des prestations d’artistes, d’athlètes et d’activistes issus de différentes générations d’Iraniens. Plusieurs responsables politiques et membres du Parlement canadien étaient également présents et ont pris la parole. Reza Pahlavi était l’invité d’honneur et l’orateur principal de la commémoration de Cyrus le Grand.
Le texte intégral et la vidéo (avec sous-titres en anglais) de l’allocution du Prince sont présentés ci-dessous :
Le nom de Cyrus le Grand continue d’honorer la nation iranienne dans le monde. Il rappelle la grandeur de l’Iran — même à une époque où l’ombre sombre d’un régime anti-iranien a plongé notre patrie dans l’obscurité.
Mais Cyrus n’est pas seulement un souvenir historique ou une source de fierté ; il est le messager d’une responsabilité qui repose sur nos épaules. Et je suis ici aujourd’hui pour nous rappeler cette responsabilité et pour souligner à quel point elle est urgente : sauver et reprendre l’Iran à ceux qui l’ont transformé en une caserne de fanatisme et de barbarie panislamistes — ceux qui, d’une terre qui fut il y a plus de 2 500 ans le berceau de la justice, ont aujourd’hui propagé l’injustice à travers le monde.
Il n’est pas surprenant que la République islamique craigne le nom de Cyrus. Car Cyrus incarne tout ce que ce régime n’est pas : l’identité iranienne. La dignité humaine. La liberté. La tolérance.
Mais à l’inverse du régime islamique, nous — le peuple d’Iran — sommes les héritiers de la voie de Cyrus. Nous ne recherchons pas le pouvoir pour dominer, mais pour instaurer l’ordre et la justice.
À Babylone, Cyrus dit à ses soldats : « Marchez avec douceur, afin de ne pas semer la peur dans le cœur des peuples. » Il fut le premier dirigeant à unir l’autorité à la compassion ; à défendre et promouvoir la liberté de croyance et la tolérance religieuse ; et à nous enseigner que la politique peut — et doit — être unie à la vérité, et non au mensonge.
C’est pourquoi le monde d’aujourd’hui parle encore de Cyrus le Grand avec respect. Et ce qui est inscrit dans sa charte immortelle est devenu le fondement d’un ordre moderne centré sur l’être humain et sur la liberté.
Mes chers compatriotes, être iranien ne relève pas seulement de l’acte de naissance, de l’ascendance ou de la nationalité. Cela crée aussi une responsabilité : responsabilité envers le présent et l’avenir de notre patrie. Responsabilité de défendre la vérité. Responsabilité de conquérir et de préserver la liberté. Responsabilité de sauvegarder la dignité et l’honneur de chaque citoyen iranien. Et responsabilité de tenir bon dans la lutte contre l’obscurité.
Aujourd’hui, le gouvernement de l’Iran — dans son intégralité — est sous l’occupation de dirigeants islamistes. Et le temps joue contre nous. Chaque instant de retard a un coût lourd. La fenêtre pour sauver l’Iran est limitée ; et si elle se referme, elle pourrait ne jamais se rouvrir.
À présent, dans l’un des chapitres les plus difficiles et les plus sombres de l’histoire de l’Iran, la question n’est plus « Que faut-il faire ? ». La question est celle-ci : si ce n’est pas maintenant, quand ? Si ce n’est pas nous, qui ? Et si nous n’agissons pas aujourd’hui — que deviendra l’Iran ?
Le moment est venu d’élargir les unités locales de liberté et de se préparer à la bataille finale.
Les nations deviennent grandes lorsqu’elles façonnent leur propre destin de leurs propres mains — et non lorsque d’autres décident à leur place. La nation iranienne doit elle aussi être l’auteure de son destin. Notre terre mérite la grandeur et la liberté. Et il nous appartient de reprendre l’Iran à ce régime criminel et démoniaque.
Nous sommes une grande nation, et nous l’avons démontré à maintes reprises : lorsque nous avons entamé notre soulèvement national au cri de « Nous reprendrons l’Iran ». Mais cette lutte — qui, en décembre 2017, en novembre 2019 et lors du soulèvement de 2022, a remporté des acquis inestimables grâce aux sacrifices de nos fils et filles martyrs — n’est pas terminée. Cette lutte prendra fin le jour où l’Iran sera libéré de l’emprise de la République islamique et où la souveraineté nationale sera rendue au peuple.
Et ce jour-là, lorsque notre nation sera libre, le monde verra un Iran différent : un Iran dont les ressources ne seront pas consacrées à l’exportation de la haine et de la terreur, mais utilisées pour bâtir des pactes de paix et de coopération. Un Iran qui élèvera les « Accords d’Abraham » au rang d’« Accords de Cyrus » et réconciliera le Moyen-Orient par la tolérance et la sagesse — comme Cyrus le Grand l’a fait autrefois.
Alors, l’écho de ces paroles de Cyrus résonnera de nouveau à l’horizon de l’histoire : « Cyrus, roi du monde, roi d’Anshan, fils de Cambyse. Les grands dieux m’ont remis toutes les terres, et j’ai établi ce pays dans la paix et la tranquillité. »
Hérodote, l’historien grec, écrit qu’en raison de la bonté et de la justice de Cyrus, les Perses l’appelaient « père ». Et en octobre 2016, les enfants de Cyrus se sont rassemblés de tout l’Iran à Pasargades et ont proclamé : « L’Iran est notre patrie ; Cyrus est notre père ! » Mais nous ne serons pas des enfants dignes de lui si nous traitons notre responsabilité comme une chose mineure.
Cyrus nous appelle : Levez-vous ! Reprenez l’Iran des mains du mal occupant ! Associez de nouveau le nom de l’Iran à la paix et à la liberté ! Restaurez la grandeur et l’honneur de notre patrie — avant qu’il ne soit trop tard ; avant que l’Iran ne soit perdu.
Vive l’Iran.


